Acheter après 60 ans, est-ce possible ?

Acheter un logement à la bonne taille après le départ des enfants, une résidence secondaire, faire un investissement locatif… 

Les projets immobiliers n’ont pas d’âge limite ! Pour décrocher un financement, reste à franchir l’obstacle de l’assurance emprunteur, mais de nombreuses solutions existent.

achat après 60 ans

Les banques ont bien compris qu’à 60 ans, on a encore des projets immobiliers ! Avec la durée de vie qui s’allonge et un pouvoir d’achat confortable, on imagine mal devoir renoncer à ses rêves, faute de trouver la confiance des financeurs. Si vous êtes déjà propriétaire de votre résidence principale, vous aurez plus de facilité à convaincre, sous réserve de respecter les critères habituels : capacité d’endettement et de remboursement, apport, situation familiale et réalisme de votre projet. 

Êtes-vous assurable et à quel prix ?

Il vous reste à passer l’obstacle de l’assurance emprunteur, car les assureurs ont tendance à penser que votre santé peut se dégrader avec les années. Les plus accessibles couvrent les prêts immobiliers jusqu’aux 85 ans de l’emprunteur. À 60 ans, on peut donc espérer un crédit sur vingt-cinq ans. 

Sachez que cette assurance vous sera accordée après quelques formalités et avec un surcoût. Passé 60 ans, il n’est pas rare que le coût de l’assurance soit équivalent à celui du crédit. Ce qui veut dire que vos mensualités de remboursement supporteront à part égale intérêts et cotisation d’assurance, ou encore que ce surcoût peut faire monter d’environ 1 point votre taux de crédit. Avec des taux au plus bas, ces frais n’ont rien d’insurmontables et grâce à la délégation d’assurance, c’est-à-dire l’adhésion à une assurance de prêt individuelle auprès d’un assureur externe, ils seront négociés par votre courtier. Un formulaire de questions médicales, voire un examen médical poussé, vous seront demandés. Si vous avez des problèmes de santé, la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé), mise en place en 2007, facilitera votre accès à l’assurance emprunteur.

Tout un panel de solutions

La bonne nouvelle, si vous êtes à la retraite, c’est que vous pouvez limiter la couverture des risques au décès ; invalidité et incapacité de travail ne vous concernant plus. Si vous achetez en couple, vous pouvez répartir l’assurance sur chaque conjoint ou faire porter la charge de cette assurance sur le conjoint le plus jeune ou en bonne santé. Bien d’autres astuces aident à mener à bien son projet immobilier :
Le crédit à paliers permet de moduler le montant des mensualités en fonction des capacités de remboursement de l’emprunteur : on rembourse davantage tant que l’on est actif, et 30% de moins à la retraite. Cette solution est de nature à rassurer les banquiers, surtout si vous êtes capable de fournir une estimation précise de vos revenus à la retraite.
Un prêt sans assurance avec nantissement d’un produit financier. C’est votre assurance-vie, plan d’épargne en actions, portefeuille boursier qui vient garantir votre prêt en cas de défaillance de remboursement. Libre à vous d’y poursuivre votre épargne pour ne pas perdre ses avantages fiscaux.
Un prêt hypothécaire, c’est le bien acheté ou un précédent bien qui vient en garantie de l’emprunt.

Alors, acheter après 60 ans, c’est possible, en gardant en tête que ce projet vous engage pour de longues années, et que votre situation peut évoluer. Bien accompagné par un courtier, vous saurez trouver une solution sûre et acceptable financièrement. 

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